SAMOURAÏ
SAMOURAÏ d'après le roman
de Fabrice Caro
Jeu :
Olivier Leprévost
Mise en scène :
Éva Mifsud

RÉSUMÉ
« Tu veux pas écrire un roman sérieux ? » a conseillé Lisa à Alan, avant de le quitter pour un universitaire spécialiste de Ronsard. Profitant de l’été qui commence, Alan espère donc sortir de son marasme sentimental et se plonger avec la discipline d’un guerrier samouraï dans l’écriture d’un livre profond et poignant… sur la résilience. Ça et aussi s’occuper de la piscine des voisins partis en vacances. Ça paraît gérable comme programme… S’il n’était pas interrompu régulièrement par les invitations de ses amis Jeanne et Florent, soucieux de lui présenter des filles parce que, d’après eux : « quand on tombe de cheval, il faut tout de suite se remettre en selle ». La concentration et l’inspiration oscillent entre les projections de réussites littéraires, les souvenirs d’enfance et une espèce de petit insecte pourvu seulement de deux longues pattes partant du milieu du corps qui progresse dans l’eau en nageant une forme de brasse saccadée.
"Tu ne veux pas écrire un roman sérieux ?
SAMOURAÏ
LE TEASER
NOTE D'INTENTION

Ce qui est touchant dans cette histoire, ce sont les failles du personnage d’Alan, angoissé et névrotique et qui tente de faire « bonne figure ». Écrivain éconduit, mal adapté à la société contemporaine, à ses soirées mondaines et à ses injonctions de réussites. Il est comme empêtré dans une procrastination artistique dispersée, un pied enchaîné dans un passé nostalgique des années 80 (évoqué dans la scénographie par un costume aux couleurs désaturées) et faisant preuve d’un détachement désespéré et anxieux face aux inpératifs de ses contemporains (symbolisé par des couleurs acidulées évoquant la culture pop). Alan doit « s’accommoder » au monde d’aujourd’hui et c’est en contemplatif qu’il tente de le faire, avec vulnérabilité et peu d’assurance. C’est cela qui est à la fois très émouvant et qui prête tendrement au rire. L’auteur a su extraire de ces fêlures un humour décapant qui se conjugue en absurdités et métaphores symboliques. La bouée de la piscine devient Claire Chazal, le téléphone portable un vieil appareil en bakélite, la voix de maman sort d’un antique magnétophone… Le parti pris un peu « bricolé » des effets « spéciaux » est volontairement assumé pour souligner le côté lunaire et inadapté du personnage. Olivier Leprévost incarne Alan avec sobriété et contraste, jouant avec les époques et les énergies opposées, fidèle à la plume sarcastique et drolatique de son auteur.

L'ÉQUIPE :

OLIVIER LEPRÉVOST
Comédien
Enfant, Olivier ne manque pas une seule diffusion de l’émission "Au théâtre ce soir" qu’il regarde avec sa mère et qui sera sans doute déclencheur de son envie de jouer. Quand on lui demandait ce qu’il voulait faire plus tard, il répondait sans hésiter : clown. La vie dans sa petite ville d’Avallon en a décidé autrement et Olivier a fini par exercer un « vrai métier » (les guillemets sont à dessein). A 24 ans, il commence à monter ses premiers spectacles entre copains avec une structure associative et va interpréter différents textes dans de courtes pièces en un acte. Avec cette petite troupe, il jouera aussi le personnage de Raymond Calbuth, bande dessinée de Tronchet qu’il adaptera pour la scène. A 30 ans, c’est une mutation professionnelle qui l’entraîne à Montceau-les-Mines et à la découverte de la Compagnie Golmus. Il est bluffé par la qualité de jeu et de mise en scène de cette troupe de théâtre amateur et l’intègre aussitôt. Les spectacles de Golmus demandent un an de répétitions pour un an de représentations, c’est le prix du sérieux et de la qualité. Il reste dans la compagnie quelques années et participe à : • Turcaret de Alain-René Lesage, mis en scène par Samuel Jaudon • Alex, écrit et mis en scène par Pierre Moreau • Partir, création collective, mis en scène par Pierre Moreau Puis, il passe à la mise en scène pour le spectacle : • Faut bien vivre, montage de sketches de Karl Valentin et de chansons de Boris Vian En parallèle, il participe à un groupe de lecture qui intervient dans des librairies, des médiathèques, des restaurants… 40 ans, nouvelle mutation, Mâcon. Olivier est contacté par Les Compagnons de la Mère Folle au théâtre de Champvent et fait ses premiers pas professionnels. Il va alors jouer dans : • Marie des Grenouilles de Jean-Claude Grumberg, mis en scène par Jean-Paul Rullières • Cripure de Louis Guilloux, mis en scène par Jean-Paul Rullières • Farces du Moyen-âge, mise en scène collective Quand le théâtre ferme ses portes définitivement, Olivier va participer à différents projets artistiques : courts métrages, travail de mise en situation pour la MSA… En 2020, il intègre L’Orphée Théâtre, à Mâcon, et après quelques déboires dont une certaine pandémie, il y joue, 4 ans plus tard : • Harold et Maude de Colin Higgins, mis en scène par Olivier Sandler.

ÉVA MIFSUD
Metteuse en scène
D’abord, des études d'arts appliqués. Une expérience de 25 ans dans le métier de graphiste et puis une reconversion progressive initiée par le théâtre amateur. Après une formation à l’école d’Atre (Lyon) en 2008, plusieurs stages de clown, et jeu face caméra, Éva joue dans différentes formations, différents auteurs : Anouilh, Galine, Feydeau, Tchekhov, Anne, Bonal, Ribes… En 2014, elle monte la pièce Ne cherche pas la petite bête, dont elle est l’autrice et une des interprètes. La troupe obtiendra le premier prix du festival Terre de Scène à Villefranche-sur-Saône. Depuis plus de vingt ans, sa technique, bien que toujours en éveil et curieuse de s'enrichir, est nourrie d’une actualité plurielle : • du classique, avec le Plaisir de Rompre de Jules Renard (elle joue le rôle de Blanche) • du contemporain engagé avec un texte de François Bégaudeau, La devise, dans lequel elle interprète le rôle d’une coach féministe et un brin enquiquineuse (!) (tournée en France et dans les outremers). • de l’intemporel avec un florilège d’extraits de pièces de Ionesco : Le roi des rhinocéros est chauve, spectacle qui lui donne la possibilité de s’immiscer dans différents personnages féminins, masculins voire anthropomorphes !! Elle intervient également en milieu scolaire avec du théâtre forum issu de la technique d’Augusto Boal et son théâtre de l’Opprimé, sur des thèmes de société comme le harcèlement à l’école, le cyber-harcèlement, la lutte contre les fake-news, le consentement… Parallèlement, elle accompagne un groupe d’adolescents vers des spectacles annuels. C’est naturellement qu’elle s’est dirigée récemment vers la mise en scène, et en signe actuellement deux : un spectacle hybride, entre poésie et performance artistique : Festons (de et avec la plasticienne Fontencomble ) et un spectacle jeune public mêlant contes et musique du monde (De la graine à la terre, de et avec Nicolas Ibanez). Également plasticienne, elle tisse des liens entre ses affinités artistiques dans des compositions scéniques esthétiques et rythmées.
Nous tenons à remercier également pour leur participation aux création des voix off du spectacle : Sévérine Leprévost, Jean-Yves Auchère, Thomas Lyant.
L'AUTEUR | FABRICE CARO
On connaît surtout Fabrice Caro sous son pseudonyme de bédéaste, Fabcaro. Il a plus d’une trentaine d’albums à son actif, dont l’inoubliable « Zaï Zaï Zaï Zaï » (6 Pieds sous terre, 2015) ; il est aussi romancier. C’est l’un des exercices les plus difficiles en littérature, mais Fabrice Caro maîtrise l’humour à merveille – entre absurde et mélancolie, entre lucidité et délicatesse. C’est ce que manifestaient déjà ses trois précédents romans : • Figurec (Gallimard, 2006) • Broadway(Gallimard, 2006) et le désormais classique • Le discours (Gallimard, 2018) depuis adapté au cinéma (Laurent Tirard, 2021). Jamais méchant mais toujours malicieux, jamais aux dépends de son narrateur mais toujours avec lui, Fabrice Caro s’amuse comme un fou à traîner son personnage dans l’absurdité de sa vie – de la vie – et y prend un plaisir communicatif. Sa plume est littéralement irrésistible !

POUR LES PRO…
Plateau minimum : 4 m x 5 m
Nécessité de recul derrière un rideau sur scène pour projection avec un rétro-projecteur.
Un rideau arrière scène à cour pour projection.
Une coulisse à cour.
Une place réservée au niveau des spectateurs.
Passage facilité dans la salle au niveau des spectateurs
Décor : une table, une chaise, un banc.
Durée : 1h20
DEVIS SUR DEMANDE
CONTACTS :
bruitdesracines[@]gmail.com
06 50 80 93 96 | 06 63 96 11 83


AGENDA
• 29 MAI 2027 | 20H30
Charnay les Mâcon
Infos à venir.
• 14 NOVEMBRE 2026 | 20H30
CAFÉ-THÉÂTRE : ILS SCÈNENT (Mâcon) :
119 rue Boullay, 71000 Mâcon
Réservations :
- sur le site web de la Cave à musique : cavazik.com
• Par téléphone : 03 85 38 65 10
• Par mail : ilsscenent@yahoo.fr
La billetterie est ouverte 1/2 heure avant le début du spectacle
CONTACT
PROGRAMMATION | Olivier
06 63 96 11 83
COMMUNICATION GRAPHIQUE & PROD | ÉVA
06 50 80 93 96
bruitdesracines[@]gmail.com